EPIDEMIE DE CHOLERA EN HAITI

.............APRES LE TERRIBLE TREMBLEMENT DE TERRE DU 12 JANVIER, HAITI ET LES HAITIENS FONT FACE A UNE TERRIBLE EPIDEMIE DE CHOLERA...DEJA PLUS DE 1810 MORTS...PLUS DE 35.000 HOSPITALISES ET PLUS DE 90.000 CONTAMINES..ACTIONS POUR HAITI VOUS INFORME REGULIEREMENT SUR LA SITUATION.....

lundi 8 novembre 2010

Au moins 20 morts après le passage de Tomas en Haïti

L'ouragan Tomas a fait, vingt morts 36 blessés et 11 disparus. L'annonce a été faite par les responsables du bureau de la protection civile, dans un nouveau bilan partiel publié ce lundi. Selon Yolene Surena du bureau de la Protection civile, les victimes ont été recensées dans les départements de la Grande Anse, Sud, Sud-est et Artibonite. Elle a également fait remarquer que plusieurs tronçons de route ont été endommagés et nombreuses plantations ont été détruites.
Madame Suréna a indiqué que les responsables du ministère des travaux publics sont déjà mobilisés en vue de réparer les dégâts causés par l'ouragan Tomas, dans certaines régions du pays. Entre temps, le directeur du Centre National de Météorologie, Ronald Semelfort annonce que l'alerte rouge est levée sur tous les départements géographiques du pays EJ/Radio Métropole Haïti.

Un mort et une personne amputée d’un bras à coups de machettes dans une "apparente affaire" de stupéfiants impliquant des ressortissants jamaïcains, à la 13ème section communale de Jacmel

Un mort et une personne amputée d’un bras à coups de machettes dans une "apparente affaire" de stupéfiants impliquant des ressortissants jamaïcains, à la 13ème section communale de Jacmel

Quatre jamaïcains retenus par la police/Trois autres recherchés
Une personne a été emportée jeudi par les eaux de la Rivière de Jacmel, en crue, alors qu’elle tentait d’atteindre l’autre rive de celle-ci pour se rendre chez le nommé Genot Pierre, à la 13ème section communale de Jacmel, pour exiger de ce dernier sa part du « butin » obtenu quelques heures plus tôt de la mise à sac d’un petit navire transportant sept (7) ressortissants jamaïcains et "une quantité indéterminée de marijuana".
Christian Jean Philippe, responsable du Conseil d’Administration communale (CASEC) de la localité de « Kay Charles » (13ème section communale de Jacmel) où s’est produit l’incident, rapporte des témoignages selon lesquels le bateau à bord duquel se trouvaient les 7 jamaïcains avait mouillé dans la rade, à cause d’une panne d’essence. Les ayant remarqués et les prenant pour des trafiquants de drogue, des riverains les ont attaqués. Tout ce qui avait à bord a été emporté, y compris le moteur du bateau. Il a fallu l’intervention urgente des autorités locales pour sauver des assaillants 4 des étrangers. Les 3 autres ont dû fuir, selon le responsable de CASEC.
Dans le cadre du même incident, le nommé Luxène Guerrier a subi l’amputation d’un bras à coups de machette dans l’échauffourée enregistrée dans les parages de la résidence de Genot Pierre où des gens armés d’armes tranchantes ont débarqué pour exiger leur part du « butin » enlevé aux occupants du navire.
Des policiers de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO) se sont rendus samedi dans la localité de « Kay Charles » pour récupérer les 4 jamaïcains et les conduire à Jacmel. On ignore encore le sort des 3 autres ressortissants étrangers. [jmd/Radio Kiskeya]

La France au chevet d’Haïti : un avion d’aide humanitaire pour aider les sinistrés de Tomas et faire face au choléra

L’ambassadeur de France se réjouit que la tempête n’ait pas provoqué des dégâts qui puissent entrainer le report des élections
De l’aide humanitaire comprenant une tonne de chlore, a été apportée samedi à l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince par un avion militaire français en provenance de La Martinique.
Le chlore est destiné à la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (DINEPA) dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de choléra, a fait savoir l’Ambassadeur de France, Didier Lebret, venu recevoir le stock d’aide sur le tarmac de l’aéroport. L’aide comprend aussi 500 tentes envoyées en don par la Croix-Rouge française à son homologue d’Haïti, la Croix-Rouge Haïtienne. Elles devraient être distribuées aux personnes qui ont perdu les leurs lors du passage de la tempête tropicale Tomas.
Dix mille bâches doivent également être distribuées. Mais c’est seulement une partie d’entre elles qui sont arrivées samedi, a précisé le diplomate français.
Ce fut l’occasion pour lui d’annoncer un projet de 100 mille euros du gouvernement français destiné à assurer la prévention contre le choléra dans des orphelinats et des crèches en Haïti.
Didier Lebret s’est enfin réjoui que la tempête tropicale Tomas n’ait pas provoqué dans le pays les dégâts qu’on craignait. Il révèle avoir eu des appréhensions que l’impact de la tempête, ajouté aux conséquences du séisme, n’entraine le report des élections présidentielles et législatives du 28 novembre 2010.
Le Ministre de la jeunesse, des Sports et de l’Action Civique, Evans Lescouflair, qui recevait l’aide humanitaire français au nom du gouvernement haïtien, a exprimé la gratitude de celui-ci vis-à-vis du geste de la France à l’attention de la population haïtienne en proie à l’épidémie de choléra. [jmd/Radio Kiskeya]

jeudi 28 octobre 2010

Editorial / Honteux !

Publié le lundi 25 octobre 2010 à 11H09
Dévastée par un séisme le 12 janvier dernier, Haïti est en proie à une épidémie de choléra. Neuf mois après le tremblement de terre, la solidarité mondiale accouche d’une catastrophe sanitaire ayant déjà entraîné plus de 250 décès. Quelle honte !
Il ne s’agit évidemment pas de clouer au pilori les personnels des associations humanitaires qui, ici comme ailleurs, donnent le meilleur d’eux-mêmes. Mais, il n’y a pas de quoi être fier de l’action de nos nations, dites développées. Même dans un pays aussi pauvre qu’Haïti, la dernière épidémie de choléra était tellement lointaine que la majorité de la population ne connaissait pas la maladie. C’est dire…
Et pourtant, les ruines de Port-au-Prince tremblaient encore que les grands de ce monde se succédaient pour jurer, la main sur le cœur, qu’Haïti pouvait compter sur la générosité planétaire pour se reconstruire. Fonds de solidarité international par ci, promesses d’aide en tous genres par là, le temps que l’aéroport soit de nouveau praticable et on allait voir ce qu’on allait voir. On voit…
Haïti, ce sont moins de 10 millions de personnes qui vivent sur un territoire à peine plus grand que la Champagne-Ardenne. Et tout le savoir faire des pays industriels n’a pu empêcher ce morceau d’île de patauger dans l’eau souillée ? Une monnaie baptisée gourde ne devrait pas prédestiner à mendier l’eau potable… Donner à chaque catastrophe selon ses moyens pourquoi pas ? Par croyance religieuse, solidarité politique ou simple générosité, peu importe. Mais, il est primordial que la communauté internationale prenne le relais et remplisse sa mission jusqu’au bout. Parce qu’à force d’être rat, ce n’est pas seulement le choléra qui va sévir…
Jean-Michel Roustand
http://www.lunion.presse.fr/article/editos/editorial-honteux

Psychose du choléra en Haïti: un centre de traitement attaqué

Publié le 27 octobre 2010
Agence France-Presse Saint-Marc, Haïti
Des habitants de Saint-Marc ont jeté des pierres
en direction du  personnel médical de MSF, qui tentait
d'installer  un centre e traitement en dehors de l'Hôpital
St-Nicolas, débordé par les malades. Sur la photo, des
casques bleus argentins discutent  avec des enfants,
alors qu'ils montent la garde devant le centre
médical en question. PHOTO: NICHOLAS KAMM, AFP
Un centre de traitement du choléra de Médecins sans Frontières (MSF) dans la ville haïtienne de Saint-Marc (centre) a été attaqué par des manifestants qui redoutaient une propagation de l'épidémie, a constaté mercredi l'AFP.
Des habitants de la ville, située au coeur de l'épidémie à environ 100 km au nord de la capitale, ont jeté des pierres mardi soir en direction du personnel médical de l'association humanitaire, qui tentait d'installer ce centre de traitement en dehors de l'Hôpital St-Nicolas, débordé par les malades.
«La construction d'un centre d'une capacité de 400 lits allait être achevée quand un groupe de personnes ont manifesté violemment contre l'ouverture de l'établissement. Plusieurs tentes ont été brûlées. Aucun blessé grave n'est à déplorer», a indiqué MSF dans un communiqué.
Des casques bleus argentins de la Mission des Nations unies en Haïti (MINUSTAH) sont intervenus pour mettre fin aux échauffourées, ont indiqué des responsables sur place. Mercredi, ces soldats montaient la garde pendant que ce qui restait du centre médical était démonté.
À l'hôpital, le Dr Yfto Maquette a expliqué que le centre de MSF devait être installé à proximité de deux écoles et que les habitants ont craint que l'afflux de patients ne propage l'épidémie, qui a fait près de 300 morts et plus de 4000 malades.
«L'idée était de désengorger l'hôpital en installant des patients dans le centre mais nous aurions dû commencer par parler à la population pour qu'elle comprenne ce que nous étions en train de faire», a déclaré à l'AFP le Dr Maquette, dans la cour de l'Hôpital St-Nicolas où des centaines de patients attendaient sur des lits de camp d'être pris en charge.
Le Dr Maquette a précisé que 800 malades étaient en cours de traitement à l'hôpital, où 300 nouveaux cas arrivent chaque jour depuis le début de l'épidémie provoquée par l'eau contaminée de l'Artibonite, fleuve qui arrose le département du même nom.
Des rumeurs circulent dans le pays sur l'origine de l'épidémie, qui reste un mystère, et font un lien avec l'aide étrangère, incriminant particulièrement des soldats népalais de l'ONU.
La MINUSTAH a démenti: certains croient «que des matières organiques humaines jetées dans une rivière (...) par la MINUSTAH sont à l'origine de l'épidémie (...), mais (la mission) utilise en fait sept fosses septiques».
À Genève, une responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé qu'il était «absolument impossible» que la maladie ait été apportée par des humanitaires venant d'autres pays. Selon elle, ce n'est pas la première fois que le choléra apparaît dans un pays sans qu'aucune explication ne soit trouvée.
En attendant, l'incident de mardi soir retarde les efforts de MSF pour lutter contre l'épidémie.
«La conséquence majeure est que nous sommes désormais incapables de répondre à l'épidémie de choléra dans la région de l'Artibonite de manière efficace et dans les meilleures conditions possibles», a déclaré Francisco Otero, chef des équipes d'intervention d'urgence MSF à Saint-Marc, cité dans le communiqué.
«Isoler les malades atteints de choléra est essentiel pour limiter le risque de contamination pour le reste de la population hospitalière. Un centre opérationnel aurait soulagé la pression que connaît l'hôpital, débordé par un nombre élevé de malades», a expliqué M. Otero.

L'école pour tous les enfants d'Haïti

Publié le 27 octobre 2010
Brigitte Trahan Le Nouvelliste
(Shawinigan) Le Comité d'accueil des personnes immigrantes de Shawinigan (CAPI), a lancé, hier, une pétition d'envergure internationale en faveur de la scolarisation des enfants haïtiens.
Le CAPI sera appuyé dans sa démarche par le Groupe de réflexion et d'action pour une Haïti nouvelle, le GRAHN, un organisme créé il y a quelques semaines par la diaspora haïtienne.
Le CAPI entend mettre à contribution les unités du GRAHN qui sont réparties dans huit principaux pays dans le monde, ce que les instigateurs du projet appellent le Grahn-Monde.
Non seulement l'initiative de cette pétition part-elle de Shawinigan, mais c'est le CAPI de Shawinigan qui gérera l'ensemble des pétitions qui circuleront dans les 28 GRAHN du monde, en Afrique, en Europe, au Canada, aux États-Unis, à Cuba, aux Caraïbes, en République dominicaine et en Haïti.
«Croyez donc en Shawinigan. Les gens attendent que ça origine de Montréal ou de Toronto», a lancé hier l'ex-sénatrice Madeleine Plamondon, porte-parole de cette initiative.
L'école pour tous les enfants d'Haïti. C'est le rêve que souhaitent concrétiser en 20 ans le Grahn-Monde et le GRAHN-Mauricie, a expliqué Claude Bélizaire, bénévole de première heure pour toutes les causes touchant son pays d'origine.
Pour les intellectuels haïtiens qui se trouvent aux quatre coins de la planète, il est clair que la reconstruction du pays doit passer par l'éducation.
Actuellement, «la moitié des enfants haïtiens n'ont jamais eu accès à l'école», signale Andrée Hammond, président du CAPI.
Pour Madeleine Plamondon aussi, la renaissance d'Haïti passe par la scolarisation des enfants. «Ça dépasse les situations temporaires. Quand on montre à lire à un enfant, on lui donne une deuxième vie», plaide-t-elle.
«Lire développe l'esprit critique et permet de participer à l'histoire de son pays. Quand les édifices s'effondrent et que les maisons sont saisies, une chose qui n'est jamais saisie, c'est ce qu'on a à l'intérieur de soi», fait-elle valoir.
La lecture, rappelle Mme Plamondon, permet de prendre connaissance de plusieurs points de vue sur un même sujet, donc de développer son sens critique, une qualité fort importante pour reconstruire un pays.
La pétition sera remise au gouvernement canadien «à qui nous demandons une présence vigilante au sein de la communauté», précise Mme Hammond.
Elle contiendra non seulement des signatures individuelles, mais aussi des résolutions d'organismes désireux d'appuyer la scolarisation de tous les enfants en Haïti.
«C'est par la scolarisation qu'Haïti se donnera du pouvoir», estime Madeleine Plamondon.
Pour obtenir des exemplaires de la pétition, on doit communiquer avec le Centre d'action bénévole de Shawinigan 819-539-8844. La pétition circulera pendant six mois, soit jusqu'au 17 avril.

Aide humanitaire en vente en Haïti

Dix mois après le séisme de 7 degrés dans l’échelle de Richter qui a dévasté la Capitale haïtienne en  janvier, la reconstruction de la ville n’a pas encore démarré. Le gouvernement a embauché des compagnies dominicaines pour  déblayer les décombres, il a pu nettoyer un peu le centre ville, mais rien que ça. Ce qui a effectivement fleuri c’est le marché noir des marchandises arrivées après le séisme envoyées par les organisations humanitaires internationales, un fait qui s’étend virtuellement sur tout le pays.
A travers une visite dans quelques uns des établissements commerciaux en dedans et en dehors de la capitale, principalement  dans les quartiers les plus pauvres, on retrouve facilement des boites de conserves, des sacs de riz et de haricots avec les rotules de l’USAID indiquant qu’il s’agit de dons.
Dans un de ces magasins, le journaliste de elmundo.es questionna le propriétaire sur l’origine des produits et la réponse a été claire : « je ne sais pas »
Dans certains coins de la ville, il facile de trouver des vraies rations de combat qui ont été distribuées gratuitement par l’armée américaine qui participa dans les activités de secours en janvier et que maintenant sont vendues à qui veut bien les acheter à 10 ou 15 dollars.
Durant les mois qui ont suivi le séisme, le gouvernement chinois envoya approximativement un demi millions de tentes de campagne qui portent une étiquette sur le côté ou on lit « République Populaire de Chine » qui était destinées toutes aux campements de réfugiés.
Maintenant, non seulement on les vend dans certains établissements commerciaux de la ville, mais les journalistes de elmundo.es  a découvert quelques unes dans les jardins de particuliers. Dans ce cas, les tentes auraient été vendues par les haïtiens qui les reçurent gratuitement du gouvernement quand ils sont restés sans logement.
On cache le marché noir
Le sujet de détournement de l’aide humanitaire est un tabou en Haïti. Le gouvernement de reconstruction dirigé par le premier ministre Jean Max Bellerive, s’efforce de combattre les détournements, mais ses fonctionnaires reconnaissent que c’est une tache « très difficile ».
« Dans ce aspect on a deux problèmes dont on doit tenir compte. Premièrement la corruption est un grand mal, mais la population a des besoins. Si on  attrape quelqu’un entrain de détourner les aides, il va en prison. Mais c’est difficile car la population ne coopère pas avec les autorités. Pour elle la priorité reste l’accès aux marchandises » déclare aux  journalistes de elmundo.es un des fonctionnaires qui demanda a ne pas être identifié à cause de la sensibilité du problème.
Immédiatement après le séisme, quand les premières cargaisons d’aide ont commencé à arriver en Haïti, les organisations internationales étaient responsables de la distribution.  Mais à cette époque il y eut pas mal de problèmes à cause de la dépendance au système de transport haïtien.
En plus, des pays comme le Maroc par exemple, qui envoya des  avions chargés d’aide. Les avions  étaient abandonnaient les dons  sur la piste  et décollaient tout de suite.
Après le départ de la grande majorité des organisations internationales, la distribution de l’aide resta directement en mains des autorités locales dont les douanes sont l’une des plus corrompues du continente.
http://www.elmundo.es/america/2010/10/26/noticias/1288120372.html
Traduction Jonas Jolivert pour Haïti Recto Verso http://haitirectoverso.blogspot.com/