EPIDEMIE DE CHOLERA EN HAITI

.............APRES LE TERRIBLE TREMBLEMENT DE TERRE DU 12 JANVIER, HAITI ET LES HAITIENS FONT FACE A UNE TERRIBLE EPIDEMIE DE CHOLERA...DEJA PLUS DE 1810 MORTS...PLUS DE 35.000 HOSPITALISES ET PLUS DE 90.000 CONTAMINES..ACTIONS POUR HAITI VOUS INFORME REGULIEREMENT SUR LA SITUATION.....

jeudi 28 octobre 2010

Editorial / Honteux !

Publié le lundi 25 octobre 2010 à 11H09
Dévastée par un séisme le 12 janvier dernier, Haïti est en proie à une épidémie de choléra. Neuf mois après le tremblement de terre, la solidarité mondiale accouche d’une catastrophe sanitaire ayant déjà entraîné plus de 250 décès. Quelle honte !
Il ne s’agit évidemment pas de clouer au pilori les personnels des associations humanitaires qui, ici comme ailleurs, donnent le meilleur d’eux-mêmes. Mais, il n’y a pas de quoi être fier de l’action de nos nations, dites développées. Même dans un pays aussi pauvre qu’Haïti, la dernière épidémie de choléra était tellement lointaine que la majorité de la population ne connaissait pas la maladie. C’est dire…
Et pourtant, les ruines de Port-au-Prince tremblaient encore que les grands de ce monde se succédaient pour jurer, la main sur le cœur, qu’Haïti pouvait compter sur la générosité planétaire pour se reconstruire. Fonds de solidarité international par ci, promesses d’aide en tous genres par là, le temps que l’aéroport soit de nouveau praticable et on allait voir ce qu’on allait voir. On voit…
Haïti, ce sont moins de 10 millions de personnes qui vivent sur un territoire à peine plus grand que la Champagne-Ardenne. Et tout le savoir faire des pays industriels n’a pu empêcher ce morceau d’île de patauger dans l’eau souillée ? Une monnaie baptisée gourde ne devrait pas prédestiner à mendier l’eau potable… Donner à chaque catastrophe selon ses moyens pourquoi pas ? Par croyance religieuse, solidarité politique ou simple générosité, peu importe. Mais, il est primordial que la communauté internationale prenne le relais et remplisse sa mission jusqu’au bout. Parce qu’à force d’être rat, ce n’est pas seulement le choléra qui va sévir…
Jean-Michel Roustand
http://www.lunion.presse.fr/article/editos/editorial-honteux

Psychose du choléra en Haïti: un centre de traitement attaqué

Publié le 27 octobre 2010
Agence France-Presse Saint-Marc, Haïti
Des habitants de Saint-Marc ont jeté des pierres
en direction du  personnel médical de MSF, qui tentait
d'installer  un centre e traitement en dehors de l'Hôpital
St-Nicolas, débordé par les malades. Sur la photo, des
casques bleus argentins discutent  avec des enfants,
alors qu'ils montent la garde devant le centre
médical en question. PHOTO: NICHOLAS KAMM, AFP
Un centre de traitement du choléra de Médecins sans Frontières (MSF) dans la ville haïtienne de Saint-Marc (centre) a été attaqué par des manifestants qui redoutaient une propagation de l'épidémie, a constaté mercredi l'AFP.
Des habitants de la ville, située au coeur de l'épidémie à environ 100 km au nord de la capitale, ont jeté des pierres mardi soir en direction du personnel médical de l'association humanitaire, qui tentait d'installer ce centre de traitement en dehors de l'Hôpital St-Nicolas, débordé par les malades.
«La construction d'un centre d'une capacité de 400 lits allait être achevée quand un groupe de personnes ont manifesté violemment contre l'ouverture de l'établissement. Plusieurs tentes ont été brûlées. Aucun blessé grave n'est à déplorer», a indiqué MSF dans un communiqué.
Des casques bleus argentins de la Mission des Nations unies en Haïti (MINUSTAH) sont intervenus pour mettre fin aux échauffourées, ont indiqué des responsables sur place. Mercredi, ces soldats montaient la garde pendant que ce qui restait du centre médical était démonté.
À l'hôpital, le Dr Yfto Maquette a expliqué que le centre de MSF devait être installé à proximité de deux écoles et que les habitants ont craint que l'afflux de patients ne propage l'épidémie, qui a fait près de 300 morts et plus de 4000 malades.
«L'idée était de désengorger l'hôpital en installant des patients dans le centre mais nous aurions dû commencer par parler à la population pour qu'elle comprenne ce que nous étions en train de faire», a déclaré à l'AFP le Dr Maquette, dans la cour de l'Hôpital St-Nicolas où des centaines de patients attendaient sur des lits de camp d'être pris en charge.
Le Dr Maquette a précisé que 800 malades étaient en cours de traitement à l'hôpital, où 300 nouveaux cas arrivent chaque jour depuis le début de l'épidémie provoquée par l'eau contaminée de l'Artibonite, fleuve qui arrose le département du même nom.
Des rumeurs circulent dans le pays sur l'origine de l'épidémie, qui reste un mystère, et font un lien avec l'aide étrangère, incriminant particulièrement des soldats népalais de l'ONU.
La MINUSTAH a démenti: certains croient «que des matières organiques humaines jetées dans une rivière (...) par la MINUSTAH sont à l'origine de l'épidémie (...), mais (la mission) utilise en fait sept fosses septiques».
À Genève, une responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé qu'il était «absolument impossible» que la maladie ait été apportée par des humanitaires venant d'autres pays. Selon elle, ce n'est pas la première fois que le choléra apparaît dans un pays sans qu'aucune explication ne soit trouvée.
En attendant, l'incident de mardi soir retarde les efforts de MSF pour lutter contre l'épidémie.
«La conséquence majeure est que nous sommes désormais incapables de répondre à l'épidémie de choléra dans la région de l'Artibonite de manière efficace et dans les meilleures conditions possibles», a déclaré Francisco Otero, chef des équipes d'intervention d'urgence MSF à Saint-Marc, cité dans le communiqué.
«Isoler les malades atteints de choléra est essentiel pour limiter le risque de contamination pour le reste de la population hospitalière. Un centre opérationnel aurait soulagé la pression que connaît l'hôpital, débordé par un nombre élevé de malades», a expliqué M. Otero.

L'école pour tous les enfants d'Haïti

Publié le 27 octobre 2010
Brigitte Trahan Le Nouvelliste
(Shawinigan) Le Comité d'accueil des personnes immigrantes de Shawinigan (CAPI), a lancé, hier, une pétition d'envergure internationale en faveur de la scolarisation des enfants haïtiens.
Le CAPI sera appuyé dans sa démarche par le Groupe de réflexion et d'action pour une Haïti nouvelle, le GRAHN, un organisme créé il y a quelques semaines par la diaspora haïtienne.
Le CAPI entend mettre à contribution les unités du GRAHN qui sont réparties dans huit principaux pays dans le monde, ce que les instigateurs du projet appellent le Grahn-Monde.
Non seulement l'initiative de cette pétition part-elle de Shawinigan, mais c'est le CAPI de Shawinigan qui gérera l'ensemble des pétitions qui circuleront dans les 28 GRAHN du monde, en Afrique, en Europe, au Canada, aux États-Unis, à Cuba, aux Caraïbes, en République dominicaine et en Haïti.
«Croyez donc en Shawinigan. Les gens attendent que ça origine de Montréal ou de Toronto», a lancé hier l'ex-sénatrice Madeleine Plamondon, porte-parole de cette initiative.
L'école pour tous les enfants d'Haïti. C'est le rêve que souhaitent concrétiser en 20 ans le Grahn-Monde et le GRAHN-Mauricie, a expliqué Claude Bélizaire, bénévole de première heure pour toutes les causes touchant son pays d'origine.
Pour les intellectuels haïtiens qui se trouvent aux quatre coins de la planète, il est clair que la reconstruction du pays doit passer par l'éducation.
Actuellement, «la moitié des enfants haïtiens n'ont jamais eu accès à l'école», signale Andrée Hammond, président du CAPI.
Pour Madeleine Plamondon aussi, la renaissance d'Haïti passe par la scolarisation des enfants. «Ça dépasse les situations temporaires. Quand on montre à lire à un enfant, on lui donne une deuxième vie», plaide-t-elle.
«Lire développe l'esprit critique et permet de participer à l'histoire de son pays. Quand les édifices s'effondrent et que les maisons sont saisies, une chose qui n'est jamais saisie, c'est ce qu'on a à l'intérieur de soi», fait-elle valoir.
La lecture, rappelle Mme Plamondon, permet de prendre connaissance de plusieurs points de vue sur un même sujet, donc de développer son sens critique, une qualité fort importante pour reconstruire un pays.
La pétition sera remise au gouvernement canadien «à qui nous demandons une présence vigilante au sein de la communauté», précise Mme Hammond.
Elle contiendra non seulement des signatures individuelles, mais aussi des résolutions d'organismes désireux d'appuyer la scolarisation de tous les enfants en Haïti.
«C'est par la scolarisation qu'Haïti se donnera du pouvoir», estime Madeleine Plamondon.
Pour obtenir des exemplaires de la pétition, on doit communiquer avec le Centre d'action bénévole de Shawinigan 819-539-8844. La pétition circulera pendant six mois, soit jusqu'au 17 avril.

Aide humanitaire en vente en Haïti

Dix mois après le séisme de 7 degrés dans l’échelle de Richter qui a dévasté la Capitale haïtienne en  janvier, la reconstruction de la ville n’a pas encore démarré. Le gouvernement a embauché des compagnies dominicaines pour  déblayer les décombres, il a pu nettoyer un peu le centre ville, mais rien que ça. Ce qui a effectivement fleuri c’est le marché noir des marchandises arrivées après le séisme envoyées par les organisations humanitaires internationales, un fait qui s’étend virtuellement sur tout le pays.
A travers une visite dans quelques uns des établissements commerciaux en dedans et en dehors de la capitale, principalement  dans les quartiers les plus pauvres, on retrouve facilement des boites de conserves, des sacs de riz et de haricots avec les rotules de l’USAID indiquant qu’il s’agit de dons.
Dans un de ces magasins, le journaliste de elmundo.es questionna le propriétaire sur l’origine des produits et la réponse a été claire : « je ne sais pas »
Dans certains coins de la ville, il facile de trouver des vraies rations de combat qui ont été distribuées gratuitement par l’armée américaine qui participa dans les activités de secours en janvier et que maintenant sont vendues à qui veut bien les acheter à 10 ou 15 dollars.
Durant les mois qui ont suivi le séisme, le gouvernement chinois envoya approximativement un demi millions de tentes de campagne qui portent une étiquette sur le côté ou on lit « République Populaire de Chine » qui était destinées toutes aux campements de réfugiés.
Maintenant, non seulement on les vend dans certains établissements commerciaux de la ville, mais les journalistes de elmundo.es  a découvert quelques unes dans les jardins de particuliers. Dans ce cas, les tentes auraient été vendues par les haïtiens qui les reçurent gratuitement du gouvernement quand ils sont restés sans logement.
On cache le marché noir
Le sujet de détournement de l’aide humanitaire est un tabou en Haïti. Le gouvernement de reconstruction dirigé par le premier ministre Jean Max Bellerive, s’efforce de combattre les détournements, mais ses fonctionnaires reconnaissent que c’est une tache « très difficile ».
« Dans ce aspect on a deux problèmes dont on doit tenir compte. Premièrement la corruption est un grand mal, mais la population a des besoins. Si on  attrape quelqu’un entrain de détourner les aides, il va en prison. Mais c’est difficile car la population ne coopère pas avec les autorités. Pour elle la priorité reste l’accès aux marchandises » déclare aux  journalistes de elmundo.es un des fonctionnaires qui demanda a ne pas être identifié à cause de la sensibilité du problème.
Immédiatement après le séisme, quand les premières cargaisons d’aide ont commencé à arriver en Haïti, les organisations internationales étaient responsables de la distribution.  Mais à cette époque il y eut pas mal de problèmes à cause de la dépendance au système de transport haïtien.
En plus, des pays comme le Maroc par exemple, qui envoya des  avions chargés d’aide. Les avions  étaient abandonnaient les dons  sur la piste  et décollaient tout de suite.
Après le départ de la grande majorité des organisations internationales, la distribution de l’aide resta directement en mains des autorités locales dont les douanes sont l’une des plus corrompues du continente.
http://www.elmundo.es/america/2010/10/26/noticias/1288120372.html
Traduction Jonas Jolivert pour Haïti Recto Verso http://haitirectoverso.blogspot.com/

mardi 26 octobre 2010

CHOLERA EN HAITI..LES BREVES

Choléra en Haïti: la France prépare une mission médicale d'urgence

Haïti: La France prépare l'envoi d'une mission médicale d'urgence pour aider à combattre l'épidémie de choléra qui a fait déjà plus de 250 morts en Haïti dévasté par un séisme en janvier dernier, a indiqué lundi le Quai d'Orsay.

"Nous préparons l'envoi d'une mission médicale d'urgence au départ des Antilles françaises", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, interrogé lors d'un point de presse sur les efforts de la France pour secourir Haïti face à ce nouveau fléau.

"Dès l'annonce de l'épidémie de choléra en Haïti, le ministère des Affaires étrangères a mobilisé l'ensemble des services concernés pour prendre les mesures nécessaires en étroite liaison avec les autorités haïtiennes, les agences de l'ONU, tout spécialement l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), et les organisations non gouvernementales", a précisé M. Valero.

"Notre souci est de coordonner très étroitement nos initiatives avec l'action de tous ces acteurs sur le terrain", a-t-il dit.

Choléra en Haïti: bilan à 259 morts, le taux d'infection chute


Haïti:
 L'épidémie de choléra en Haïti a fait 259 morts, selon le dernier bilan officiel annoncé lundi à Port-au-Prince, qui montre une baisse du taux d'infection des personnes touchées par la maladie, dont les autorités haïtiennes affirment qu'elle est endiguée.

L'épidémie de choléra a fait ces derniers jours "259 morts" et conduit à "3.342 hospitalisations", a indiqué lors d'une conférence de presse le directeur général du ministère de la Santé publique, Gabriel Thimoté.

Le précédent bilan dimanche faisait état de 253 morts et 3.115 hospitalisations.

Haïti: l'ONU redoute une épidémie de choléra d'ampleur nationale


Haïti:
 L'ONU redoute une épidémie de choléra d'ampleur nationale en Haïti "avec des dizaines de milliers de cas", a souligné lundi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires.

"Une épidémie d'ampleur nationale avec des dizaines de milliers de cas est une réelle possibilité", explique l'ONU dans un communiqué.

"La situation est extrêmement grave et sur la base de l'expérience que nous avons des épidémies ailleurs dans le monde, il serait irresponsable de ne pas se préparer à une épidémie beaucoup plus importante", ajoute le communiqué.

samedi 23 octobre 2010

Le choléra vu par l’OMS : 3 à 5 millions de cas, environ 100.000 décès annuellement

Tableau classique des causes, caractéristiques et approches curatives de l’une des maladies les plus mortelles au monde jeudi 21 octobre 2010,
Radio Kiskeya
Choléra Principaux points
Le choléra est une maladie diarrhéique aiguë, dont on peut mourir en quelques heures en l’absence de traitement.
Selon les estimations, il y a chaque année 3 à 5 millions de cas de choléra, avec 100 000 à 120 000 décès.
On peut réussir à traiter jusqu’à 80% des cas avec les sels de réhydratation orale.
Les mesures de lutte efficaces s’appuient sur la prévention, la préparation et la riposte.
L’approvisionnement en eau sûre et l’assainissement sont essentiels pour réduire l’impact du choléra et des autres maladies à transmission hydrique.
On considère que les vaccins anticholériques par voie orale sont un moyen complémentaire de lutte, mais ne doivent pas remplacer les mesures classiques.
Le choléra est une infection diarrhéique aiguë provoquée par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par le bacille Vibrio cholerae. Selon les estimations, il y a chaque année 3 à 5 millions de cas de choléra, avec 100 000 à 120 000 décès. La brève période d’incubation, de deux heures à cinq jours, renforce la dynamique potentiellement explosive des épidémies.
Symptômes Le choléra est une maladie extrêmement virulente. Touchant les enfants comme les adultes, on peut en mourir en quelques heures.
Environ 75% des sujets infectés par V. cholerae ne manifestent aucun symptôme, bien que le bacille soit présent dans leurs selles pendant 7 à 14 jours après l’infection et soit éliminé dans l’environnement, où il peut potentiellement infecter d’autres personnes.
Pour ceux qui manifestent des symptômes, ceux-ci restent bénins à modérés dans 80% des cas, tandis que chez environ 20% des cas, une diarrhée aqueuse aiguë, s’accompagnant de déshydratation sévère, se développe. En l’absence de traitement, elle peut entraîner la mort.
Les sujets ayant une faible immunité, enfants souffrant de malnutrition ou personnes vivant avec le VIH par exemple, sont davantage exposés au risque de mort en cas d’infection.
Histoire Au 19ème siècle, le choléra s’est répandu dans le monde entier à partir de son réservoir original, dans le delta du Gange en Inde. Les six pandémies qui ont eu lieu par la suite ont tué des millions de personnes sur tous les continents. La pandémie actuelle (la septième) a démarré en Asie du Sud, en 1961, a atteint l’Afrique en 1971, puis les Amériques en 1991. Le choléra est désormais endémique dans de nombreux pays.
Souches de Vibrio cholerae Deux sérogroupes, O1 et O139, sont à l’origine des flambées épidémiques. V. cholerae O1 provoque la majorité des flambées, tandis que O139, identifié pour la première fois au Bangladesh en 1992, est confiné à l’Asie du Sud-Est.
Les souches de V. cholerae non-O1-non-O139 peuvent provoquer des diarrhées bénignes, mais pas d’épidémie.
On a détecté récemment de nouvelles variantes dans plusieurs zones d’Asie et d’Afrique. Selon les observations, ces souches provoqueraient un choléra plus grave, avec des taux de létalité plus élevés. On recommande donc une surveillance épidémiologique attentive des souches en circulation.
Les principaux réservoirs de V. cholerae sont l’être humain et les milieux aquatiques, comme les eaux saumâtres et les estuaires, que l’on associe souvent à des proliférations d’algues. Selon des études récentes, le réchauffement climatique crée un environnement favorable pour ce bacille.
Facteurs de risque et charge de morbidité La transmission du choléra est étroitement liée à une mauvaise gestion de l’environnement. On trouve dans les zones à risque typiques les bidonvilles périurbains, qui ne disposent d’aucune infrastructure de base, ou les camps de réfugiés ou de personnes déplacées, où les besoins minimums en eau propre et en assainissement ne sont pas assurés.
Les catastrophes, avec l’interruption des systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement, ou des déplacements de populations dans des camps mal équipés et surpeuplés, ont pour conséquence d’augmenter le risque de transmission du choléra, si jamais le bacille est présent ou s’il est introduit. Il n’y a jamais eu d’épidémies à partir des cadavres.
Le choléra reste à l’échelle mondiale une menace pour la santé publique et c’est un indicateur clef de l’insuffisance du développement social. On a d’ailleurs observé récemment sa réémergence, parallèlement à l’augmentation continuelle des populations vulnérables vivant dans de mauvaises conditions d’hygiène.
Le nombre des cas de choléra notifiés à l’OMS continue de croître. De 2004 à 2008, cette augmentation a été de 24% par rapport à la période 2000–2004. Rien qu’en 2008, 56 pays ont notifié 190 130 cas, dont 5143 mortels. Mais de nombreux cas ne sont pas recensés à cause des limitations des systèmes de surveillance et de la crainte de sanctions limitant les voyages et les échanges commerciaux. On estime que le bilan véritable de la maladie se chiffre à 3-5 millions de cas et 100 000-120 000 décès par an.
Prévention et lutte Une approche pluridisciplinaire, fondée sur la prévention, la préparation et l’action, accompagnée d’un système de surveillance efficace, est essentielle pour atténuer la gravité des flambées de choléra, l’endiguer dans les zones d’endémie et faire baisser la mortalité.
Traitement 
C’est une maladie facile à traiter. On peut guérir jusqu’à 80% des sujets atteints en leur administrant rapidement les sels de réhydratation orale (sachet standard de SRO OMS/UNICEF). En cas de déshydratation très sévère, la perfusion de liquide par voie intraveineuse s’impose. Ces patients nécessitent également des antibiotiques adaptés pour raccourcir la durée de la diarrhée, diminuer les quantités de liquide de réhydratation nécessaires et écourter la durée de l’excrétion des bacilles. On ne recommande pas l’administration de masse des antibiotiques, car elle n’a aucun effet sur la propagation de la maladie et contribue à renforcer les résistances.
Pour garantir un accès rapide au traitement, il faut mettre en place des Centres de traitement du choléra (CTC) dans les populations affectées. Avec une bonne prise en charge, le taux de létalité devrait se maintenir en dessous de 1%.

Action en cas de flambée
Quand on a détecté une flambée, la stratégie habituelle consiste à diminuer la mortalité, en garantissant un accès rapide au traitement, et à juguler la propagation de la maladie, en fournissant une eau sûre, de bonnes conditions d’assainissement et une éducation sanitaire pour améliorer l’hygiène et la manipulation des aliments dans la communauté. L’approvisionnement en eau et l’assainissement représentent un énorme défi, mais ils restent le facteur essentiel pour réduire l’impact du choléra.

Vaccins anticholériques par voie orale
Il en existe actuellement deux types sur le marché. Il s’agit dans les deux cas de vaccins à germes entiers, l’un avec une sous-unité B recombinante, l’autre sans. Tous deux assurent une protection durable de 50%, se maintenant pendant deux ans en situation d’endémie.
L’un des vaccins (le Dukoral) est présélectionné par l’OMS et homologué dans plus d’une soixantaine de pays. On a montré qu’il conférait une protection de 85-90% sur le court terme contre V. cholerae O1 dans toutes les tranches d’âges, pendant 4 à 6 mois après la vaccination.
L’autre (le Shanchol) est en attente de présélection par l’OMS et confère une protection plus longue contre V. cholerae O1 et O139 chez les enfants de moins de 5 ans.
Ces deux vaccins nécessitent l’administration de deux doses à un intervalle allant de sept jours à six semaines. Le vaccin avec la sous-unité B (Dukoral) doit être dilué dans 150 ml d’eau potable pour l’administrer.
L’OMS recommande que la vaccination avec les vaccins actuellement disponibles s’accompagne des mesures de lutte habituellement recommandées dans les zones où le choléra est endémique, ainsi que dans celles où il y a un risque de flambées. Les vaccins assurent un effet sur le court terme, pendant que les activités efficaces à plus long terme, amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, sont mises en place.
Quand on utilise la vaccination, elle doit cibler les populations vulnérables vivant dans des zones à haut risque et ne pas perturber la mise en œuvre d’autres interventions visant à prévenir ou à endiguer les épidémies de choléra. L’outil de décision de l’OMS en trois étapes a pour but d’aider les autorités sanitaires à décider si elles doivent utiliser les vaccins anticholériques dans les situations d’urgence complexes.
L’OMS n’a jamais recommandé les vaccins anticholériques par voie parentérale, en raison de leur faible efficacité protectrice et de la fréquence élevée des réactions indésirables sévères.

Voyages et échanges commerciaux
De nos jours, aucun pays n’exige plus de certificat de vaccination anticholérique pour autoriser l’entrée sur son territoire. Dans le passé, l’expérience a montré que les mesures de quarantaine et les embargos pour empêcher la circulation des personnes et des marchandises étaient inutiles. On a associé des cas isolés de choléra en relation avec des aliments importés en possession de voyageurs individuels. Par conséquent, il n’est pas justifié de restreindre les importations d’aliments produits dans le respect des bonnes pratiques de fabrication, au seul prétexte que le choléra est épidémique ou endémique dans un pays.
Il est conseillé aux pays limitrophes de régions affectées par le choléra de renforcer la surveillance de la maladie et la préparation nationale pour détecter rapidement d’éventuelles flambées et intervenir, si jamais la maladie devait traverser leurs frontières. En outre, il faut donner aux voyageurs et aux communautés des informations sur les risques potentiels, sur les symptômes du choléra, ainsi que sur les précautions pour l’éviter, et leur indiquer quand et où notifier les cas.

Action de l’OMS Avec son groupe spécial mondial de lutte contre le choléra, l’OMS :
donne des conseils techniques et fournit un appui à la prévention et à la lutte au niveau des pays ;
forme les professionnels de la santé aux niveaux national, régional et international à la prévention, la préparation et l’action contre les flambées de maladies diarrhéiques ;
diffuse des informations et des lignes directrices sur le choléra et les autres maladies entériques à potentiel épidémique, auprès des professionnels de la santé et du grand public.
Source : Organisation mondiale de la santé (OMS)

Cholera epidemic spreads in rural Haiti; 150 dead

 

By JACOB KUSHNER, The Associated Press 
Friday, October 22, 2010; 6:26 PM
ST. MARC, Haiti -- A cholera epidemic was spreading in central Haiti on Friday as aid groups rushed doctors and supplies to fight the country's deadliest health crisis since January's earthquake. At least 150 people have died and more than 1,500 others are ill.
The first two cases of the disease outside the rural Artibonite region were confirmed in Arcahaie, a town that is closer to the quake-devastated capital, Port-au-Prince.
Officials are concerned the outbreak could reach the squalid tarp camps where hundreds of thousands of quake survivors live in the capital.
"It will be very, very dangerous," said Claude Surena, president of the Haitian Medical Association. "Port-au-Prince already has more than 2.4 million people, and the way they are living is dangerous enough already."
Scores of patients lay on the floor awaiting treatment at the St. Nicholas hospital in the seaside city of St. Marc, some of them brushing away flies on mattresses stained with human feces.
One of them, 55-year-old Jille Sanatus, had been there since Thursday night since his son Jordany brought him. A doctor was struggling to stick a needle into his arm.
"He's completely dehydrated, so it's difficult. It's hard to find the vein," said Dr. Roasana Casimir, who had been working nearly without rest since the outbreak began two days earlier.
Casimir finally penetrated the vein and fluid from an IV bag began to trickle in, but half an hour later the father of 10 was dead. Two hospital employees carried the body to the morgue behind the hospital and placed it on the ground for the family to reclaim it for a funeral.
Sanatus' son said the family had been drinking water from a river running down from the central plateau region. Health Minister Alex Larsen said Friday that the river tested positive for cholera.
Imogen Wall, a spokeswoman for the U.N. Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, said the sick patients and the contagious remains of the dead are insufficiently quarantined.
"Part of the problem has been people are moving around a lot, and there hasn't been proper isolation in place at the clinics," she said.
The sick come from across the desolate Artibonite Valley, a region that received thousands of refugees following the Jan. 12 earthquake that killed as many as 300,000 people and destroyed the capital 45 miles (70 kilometers) south of St. Marc. Most of the new arrivals have been taken in by host families.
In addition to the two cholera cases confirmed by the health ministry in Arcahaie, the International Medical Corps said it was investigating other possible cases in Croix-des-Bouquet, a suburb of the capital. Radio reports also said there were two dozen cases of diarrhea on Gonave island. 

Cholera was not present in Haiti before the earthquake, but experts have warned that conditions are ripe for disease to strike in areas with limited access to clean water.
"You cannot say it is because of the earthquake, but because of the earthquake the situation here requires a high level of attention in case the epidemic extends," said Michel Thieren, a program officer for the Pan-American Health Organization.
Cholera is a bacterial infection spread through contaminated water. It causes severe diarrhea and vomiting that can lead to dehydration and death within hours.
Larsen, the health minister, urged anyone suffering diarrhea to make their own rehydration serum out of salt, sugar and water to drink on the way to a hospital.
The U.N.'s No. 2 humanitarian official said officials could not yet explain exactly how the outbreak occurred, or when it might end.
"I cannot say that it is under control," Catherine Bragg, the U.N.'s assistant secretary-general for humanitarian affairs, told reporters at U.N. headquarters in New York. "Cholera deaths are preventable, and we're doing everything we can. However, clearly a lot more needs to be done."
The number of cases will continue to grow because Haitians do not have any built-up immunity to cholera, according to Jon Andrus, deputy director of the Pan American Health Organization's Regional Office for the Americas, which is sending medical teams to the neighboring Dominican Republic as a preventive measure.
"We have all the things in place for something we know will get bigger," Andrus said.
At least 150 people have died and more than 1,500 were sick, said to Rob Quick, a specialist with the U.S. Centers for Disease Control and Prevention.
Aid groups and the government were rushing in medical and relief supplies including 10,000 boxes of water purification tablets and 2,500 jerrycans, according to the World Health Organization.
Wall said some 300,000 courses of antibiotics were available in the country and were being prepared for use in the Artibonite.
Outside the hospital in St. Marc, 28-year-old Ismode Mesinord was among dozens of relatives clamoring to get in to see their relatives. She complained security guards would not her in to visit her 1-year-old son.
"I'm worried because he's vomiting and has diarrhea and there's no one to take care of him," she said.
Associated Press writers Mike Melia and Danica Coto in San Juan, Puerto Rico, contributed to this report.http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/10/22/AR2010102205698_2.html